Critiques des pros

(Extraits) Christophe Delessart incarne avec habileté le personnage central des Misérables de Victor Hugo.

Cosette comme les Thénardier, le flic Javert et quelques autres sont là, brossés en quelques mots, quelques gestes. Mais Jean Valjean est seul sur le plateau. De bout en bout. Christophe Delessart, également auteur de cette adaptation des Misérables, publiés par Victor Hugo en 1862, incarne Valjean et, à travers lui, donne vie à cette saga qui par bien des côtés fait écho à de sombres actualités où les puissants prennent toujours tous les droits.

En sept tableaux, le comédien déroule le fil de sa vie, depuis son vol originel, celui d’un pain, la nuit, dans la vitrine d’une boulangerie. S’ensuivront quelques tentatives...

"Depuis tout petit, tout gamin, Jean Valjean est mon mythe, raconte Christophe Delessart, j'étais le tout petit frère de Valjean et le petit fils spirituel de Hugo." Ce qui explique, outre le travail du comédien, toute la force qui rayonne dans cette adaptation autant originale que subtilement réussie.

Gérald Rossi

L'Humanité

Lundi 3 septembre 2018

Autre grand homme, autre passion d'un comédien pour un grand écrivain, Valjean. Christophe Delessart vit littéralement à l'intérieur de l'immense roman de Victor Hugo Les Misérables depuis sa jeunesse. Jean Valjean est son frère. Il a connu le forçat, mais, avec le temps, c'est la générosité, la force d'âme du personnage qui le bouleversent. Il a composé un monologue qu'il interprète en toute probité sous le titre Valjean. Il s'adresse à nous, simplement, directement. La petite salle de l'Essaïon convient parfaitement à ce moment de confidences qui nous permet de retrouver tous les grands épisodes de ce chemin légendaire, du vol de l'argenterie chez un homme d'Église qui l'accueille et le protège, aux retrouvailles avec Cosette.

Armelle Héliot

Le Figaro

Mardi 4 septembre 2018

Trente ans que le comédien Christophe Delessart s’affronte à Jean Valjean, héros des Misérables de Victor Hugo, l’incarne jusqu’à en faire un frère. Jusqu’à apprivoiser au plus intime le cheminement chaotique de l’ex-forçat rebelle, et ennemi de la société, vers l’amour et la paix intérieure. Car voilà bien ce qui frappe dans cette claire adaptation qu’a réussie Delessart : comment un homme que tout condamnait, y compris la tragique injustice des hommes, parvient à accéder à la lumière… Réduire la saga hugolienne de 1862 à un monologue d’une petite heure pouvait pourtant sembler défi insensé. Dans un décor épuré à l’extrême et rythmé par la musique de Chopin, le comédien y est parvenu. On sent que ce rôle marqué de références et de clins d’œil à la propre vie du grand Victor est pour lui l’œuvre de toute une existence d’artiste. Et ce parcours-là est émouvant et beau.

Fabienne Pascaud (F.P.)

Télérama

Mercredi 29 août 2018

Dans cette version des Misérables, Christophe DELESSART fait le pari d’un seul en scène. C’est insensé, se dit-on, quand on connaît l’œuvre et que celle-ci a été adaptée tant de fois. Et comment réussir là où certains, comme les plus grandes productions ont échoué, par le passé sur les scènes parisiennes ?
Malgré tous les préjugés, l’audace paie et l’histoire prend vie à travers les yeux mais surtout à travers l’esprit, le for intérieur de celui qui fut tout à tour Jean Valjean, 24601, Monsieur Madeleine et Fauchelevent. Plus qu’une pièce romanesque, Valjean se penche sur la psychologie, la psychanalyse d’un seul personnage. Qu’est ce qui pousse un homme à agir de telle ou telle façon et à suivre tel ou tel chemin… Comment sa conscience pense ? Pas de place donc pour le couple Cosette-Marius, peu (ou pas) de place aussi pour Eponine et Enjolras. Ce derniers n’occupant une place importante que pour Marius mais beaucoup moins pour l’homme qui ne vit que pour et par Cosette.
Il est toujours impressionnant d’écouter un comédien qui connaît un texte par cœur sans que personne ne soit là pour le relancer, pour le récupérer s’il se perd… Et Christophe DELESSART ne se trompe pas une seconde, pas un blanc, pas une hésitation, pas l’once d’une bafouille dans son art et dans son jeu. Certains comédiens, à l’égo si grand qu’ils ont du mal à passer les portes, devraient en prendre de la graine.

Valjean s’adresse à tous : les passionnés de théâtre, de littérature, les enfants qui aiment les histoires, les adultes qui n’aiment pas lire, les fans de la Comédie Musicale, les néophytes curieux et même pour les anglo-saxons puisque la pièce se joue en anglais tous les vendredis…

Les Misérables avec ce Valjean continuent de se décliner sous différentes formes à travers les époques pour le bonheur de toutes les générations.

Aurélien Corneglio

Le Monde du Ciné

Dimanche 26 Août 2018

Pour le comédien Christophe Delessart, l’appétence n’était pas mince : faire revivre Jean Valjean, l’immémorial héros de Victor Hugo dans Les misérables (1862).

(Extraits) Il a donné corps et âme à ce personnage qui a depuis longtemps quitté les pages romanesques pour devenir celui qui accompagne chacun dans des rêves fous de justice et d’égalité. Le comédien a résumé à sa façon cette œuvre qui figure parmi le legs majeur de Victor Hugo et très certainement de la littérature mondiale.

Pour le comédien qui a joué «Valjean» au festival Off d’Avignon, au Pixel théâtre, l’actualité morale de l’écrivain du XIXe siècle est toujours nécessaire aujourd’hui. «J’ai le sentiment que la société régresse à tous les niveaux. On retrouve de l’humain lorsqu’on frôle les catastrophes, mais au quotidien on est dans un monde qui s’est modélisé», affirme-t-il à El Watan.

Pour lui, dans les intentions de Victor Hugo, «le premier point était l’accès à la culture, l’accès à la lumière, enrichir les gens», nous confie-t-il, ajoutant : «On est dans une société où on restreint l’univers des gens, où on lobotomise les gens, même si le mot est fort, en tout cas, on réduit l’univers des possibles. Il y a chez Hugo la volonté de montrer la misère sans, comme on le voit chez Zola, se complaire dans sa description. Hugo la montre pour donner aussi à la société l’énergie de la combattre. Peindre la misère avec pour objectif de la faire disparaître, c’est une idée révolutionnaire.» 

...

Le comédien nous rappelle enfin que son adaptation du monument hugolien a déjà trente ans. Au départ, «je l’ai faite sans comprendre pourquoi. A l’époque, Jean Valjean était mon héros. Ce que j’avais vu chez lui, c’est un personnage capable d’assumer la haine, la violence et d’être toujours debout. Faire dix-neuf ans de bagne et continuer à vivre. Cela faisait écho à ma vie avec une enfance un peu compliquée où j’ai pris des coups sans chuter parce que j’avais des modèles. Valjean était l’un d’eux. Trente ans plus tard, je reprends le texte, avec l’expérience de la vie et on sait que la vie n’est pas que de la violence et de la colère. Avec le temps, la vraie force, c’est l’amour, la tendresse, la transmission. C’est toute la dimension du personnage qui me plaît.  Valjean n’est pas de la science fiction. Il est des êtres qui par le hasard de bonnes rencontres humanistes font germer en eux l’envie d’être bons». En tout cas, cela donne un moment de théâtre édifiant, avec un comédien qui joue à merveille des contours non seulement du personnage de Valjean mais aussi des autres personnages qu’il nous fait revivre, seul en scène.

El Watan

4 Septembre 2017

Waouh ! Il n'y a pas de mot pour décrire l'excellence du travail de Christophe Delessart, aboutissement d'un rêve vieux de trente ans et que sa maturité artistique lui a permis de porter aujourd'hui à la scène. Encore "Les Misérables" ! Certes, il s'agit bien du monument de Victor Hugo (1862) mais dans une forme inouïe : Christophe Delessart a adapté l'oeuvre en la transformant en monologue de Jean Valjean au seuil de la mort. Sur scène, il est grandiose dans la peau de ce forçat au coeur pur. Fantine, Cosette, les Thénardier, Javert, sans oublier Monseigneur Myriel, évêque de Digne (et le fameux épisode des chandeliers)... Il les convoque tous dans son récit à la première personne. Assis à sa table, à la lumière des chandelles ou marchant dans sa chambre, dans son pantalon noir sa chemise blanche et son veston, il déclame pendant plus d'une heure tantôt plein de fougue, tantôt plein de tendresse, accélérant ou ralentissant habilement le rythme de son récit. Dans la salle, le public, conquis, est subjugué et se  laisse porter par sa voix dans les tumultueux dédales de la vie incroyable de Valjean. Un récit captivant.

Vaucluse Matin

Avignon - 24 juillet 2017

Victor Hugo nous est cher et nous ne manquons jamais de vous signaler les meilleures créations de ses oeuvres.
Le roman Les Misérables a suscité de multiples adaptations pour l’écran et la scène.
Une des plus réussies est sans doute ce Valjean où Christophe Delessart, seul en scène, interprète la confession du réprouvé. Il est impressionnant.
Le texte, tiré de l’oeuvre de Hugo, est admirablement structuré. L’essentiel est dit, l’émotion préservée. Elsa Saladin signe une mise en scène sobre et sensible, tout en retenue et contrastes.
Valjean sera à Avignon et ce serait injuste de ne pas aller assister à ce spectacle bouleversant.
Les amis de Victor Hugo vous le recommandent.

D. Dumas, théâtres

Juillet 2017

Comme il y a 1480 affiches au Festival OFF, je donne un coup de lumière, sur les spectacles que j'ai eu le bonheur d'apprécier.
Notamment, à l'automne dernier, j'avais vu VALJEAN, à LA FOLIE THEÂTRE, et je disais:
"Un spectacle original à partir du personnage de Jean Valjean, dans "LES MISERABLES" de Victor Hugo.
La performance du comédien, vaut le déplacement. Une bonne soirée avec un artiste captivant."

Sorties à Paris

Juin 2017

Jean Valjean comme vous ne l’avez jamais vu A la Folie Théâtre ! Seul sur scène pendant près d’une heure vingt, l’épatant Christophe Delessart incarne le héros des Misérables dans cette adaptation simple, essentielle et intimiste du chef-d’oeuvre de Victor Hugo. La pièce Valjean, nommée pour les P’tits Molières 2017, est un pur moment d’émotion.

Culture First

Janvier 2017

Jean Valjean s’explique au théâtre. Valjean donne à voir Christophe Delessart seul sur scène dans un monologue d’environ une heure.

20 Minutes

Janvier 2017

L’auteur et interprète Christophe Delessart incarne magistralement le bagnard Jean Valjean. Dans un monologue puissant, le personnage des Misérables révèle sa véritable identité et conte son destin en forme de parcours initiatique vers l’amour paternel. Une plongée dans l’univers de Victor Hugo par l’un de ses plus illustres protagonistes.

Psychologies Magazine

Décembre 2016

C’est ici magnifiquement retracé par Christophe Delessart, le parcours de vérité d’un homme entravé. Entravé par ses liens de fers, par les liens du passé. 

Ce beau monologue suit crescendo les différentes métamorphoses du personnage central du roman de Hugo. Des cris de haine, de colère, jusqu’à la lente prise de conscience vers le chemin du bien. Cette voie du cœur qui parvient à faire doucement son œuvre, à creuser patiemment son sillon au creux d’un égout, d’un tribunal ou d’une barricade… face à un ange, une fille des rues ou un vautour.

Tous les lieux, tous les êtres sont bons pour s’accorder avec son âme. En nous faisant partager avec tant de force et de sensibilité -l’une et l’autre, bien sûr, sont ici alliées- cette trajectoire humaine, Christophe Delessart nous raccorde à la nôtre… si tant est que nous l’ayons oubliée au détour de quelques gargotes, ou bien froissée sur quelques pavés mouillés ! 

Vous aurez compris… courez-y !

Pour lire l'intégralité de la critique, c'est ICI.

Camille Armand - 18 novembre 2016

Extraits :

Une pièce tout en simplicité, intelligente et riche en émotions : à voir absolument !

L’acteur est impressionnant. Non seulement il a le physique de l’emploi mais sa voix est fascinante. C’est un réel bonheur de l’écouter durant 1h15. Il livre une prestation remarquable. Cet homme a une sacrée prestance ! J’ai été totalement emportée par son récit. Valjean nous livre au fil du récit une belle leçon de vie. Un texte intimiste, fort et touchant à la fois. Il y avait longtemps que je n’avais pas vu quelque chose qui m’ait autant convaincue et que j’aie envie de soutenir. 

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Madimado - 20 octobre 2016

Madimado's Blog. Les critiques assassines.

Extraits :

Christophe Delessart est habité par ce texte. On l’a croisé après le spectacle, aux 100 kilos indispensable avant ou après une pièce à La Folie Théâtre, il a écrit ce texte il y a 30 ans, un texte qui a attendu que son auteur murisse, mature, prenne quelques rides. Je sentais cette habitation dans son regard, qui brille, pétille, pendant toute la pièce.

L’histoire est un peu connue, Valjean est un bon moyen de la faire connaître à un public réfractaire à la lecture, allez-y avec vos ados, qu’ils la découvrent sans les pompes cinématographiques, ni les envolées de l’écriture d’il y a deux siècles.

Voilà, c’est ça, c’est une pièce jeune, rafraichissante.

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Guillaume d’Azémar de Fabrègues - 06 octobre 2016

Blog Je n'ai qu'une envie

Christophe Delessart a adapté, dans Les Misérables, l’histoire de Jean Valjean. Choisissant le plus souvent un découpage du texte mais ne s’interdisant pas, par moments, des aménagements, comme certains résumés de l’intrigue, il a été soucieux, cependant, de rester au plus près du roman. Le récit est à la première personne du singulier puisque c’est Jean Valjean qui parle. Cosette s’est mariée avec Marius et il décide d’écrire au jeune homme une lettre, dans laquelle il lui avoue sa véritable identité. Le passé se rappelle à lui…
La mise en scène d’Elsa Saladin, sobre et efficace, insuffle une vraie tension dramatique à ce monologue interprété avec finesse et émotion par Christophe Delessart. Il est Jean Valjean – et aussi un peu Hugo dont il s’est fait la tête – mais également tous les personnages qu’il joue dans les dialogues, réussissant à les caractériser et à les différencier les uns des autres.
L’acteur porte ce projet depuis longtemps : Jean Valjean, il le dit dans le petit livre où il a publié son adaptation mais où il relate aussi la genèse de ce spectacle, a été pour lui un frère. Son passé difficile – « j’ai passé toute mon enfance à prendre des coups, à subir, à être humilié, à ne jamais me sentir valorisé ni reconnu, à me forger des résistances, à lutter pour tenir debout » - est pour beaucoup dans son enthousiasme pour cet être de fiction, plus vrai à ses yeux qu’un être de chair et de sang puisque c’est en pensant à lui, en le prenant pour modèle, qu’il a pu survivre. Et cette intimité avec le personnage, elle se sent dans l’interprétation. Christophe Delessart n’interprète pas Jean Valjean, il le devient, de tout son corps et de tout son coeur. Et il parle si bien de son amour pour cet être créé par Hugo, de ce désir ardent qu’il a éprouvé à l’incarner qu’on se dit qu’il devrait écrire une autre pièce, sur cette aventure, sur cette vie passée à porter un personnage qu’il a finalement fait naître en lui, à moins que ce soit l’inverse. Vous l’aurez compris, ce spectacle est beaucoup plus qu’une simple adaptation. C’est celui d’un homme que l’existence a meurtri mais que l’auteur des Misérables a sauvé. Jouer Valjean, pour Christophe Delessart, c’est se laisser porter par un feu intense, par un flot de sensations et de sentiments, par une empathie qu’il transmet au public. Pourtant, l’émotion n’exclut pas le rire : l’acteur a bien saisi le mélange des tons cher à Hugo et mis en relief l’humour qui le traverse par moments. Il a eu aussi la bonne idée de faire entendre à la toute fin, par une autre voix que celle de Jean Valjean (en off), le passage où le narrateur évoque la tombe de son personnage principal, envahie par la moisissure, les lichens et les fientes d’oiseaux et sur laquelle a été gravé ce quatrain :
Il dort. Quoique le sort fût pour lui bien étrange.
Il vivait. Il mourut quand il n’eut plus son ange ;
La chose simplement d’elle-même arriva,
Comme la nuit se fait lorsque le jour s’en va.
La phrase où Hugo parle de l’effacement progressif de ces mots n’a pas été conservée. Ce retour à rien, cette dématérialisation totale, on la trouve à la fin de plusieurs romans : tombée en poussière du squelette de Quasimodo qui embrassait celui d’Esmeralda, engloutissements de Gilliatt et de Gwynplaine dans la mer, par exemple. Étrange effacement de l’effacement... Mais est-ce si étrange ? Christophe Delessart, qui a réussi à sortir, grâce à Jean Valjean, du néant où on voulait le maintenir, pouvait-il accepter de supprimer totalement les traces de ce sauveur, de celui qui lui a appris à résister et à espérer ?

L'Echo Hugo

Septembre 2016 - Danièle Gasiglia-Laster

Extraits :

Valjean un miroir aux multiples visages ? Valjean incarne l’Humanisme Hugolien. Christophe Delessart est Valjean !

A l’interprétation et à l’écriture magistrale de Christophe Delessart qui, amoureux des mots, donne à l’œuvre de Victor Hugo un nouveau souffle empli d’intimité et de profonde réflexion quant au dépassement de soi-même et de recherche du bonheur, Elsa Saladin allie une mise en scène qui conjugue simplicité et esthétisme et qui souligne à merveille la force de ce texte

V…comme Vraiment à VOIR !

Pour lire l'intégralité de la critique, c'est ICI.

Jean Marc Lebeaupin - 18 septembre 2016

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